Rédacteur en chef et Fondateur de NMH. Spécialisé dans le post-rock, l'ambient, le post-metal, le psychédélique et la musique progressive en général.

J’ai découvert iiah en 2015, avec leur surprenant premier album éponyme, qui figure encore parmi les meilleurs disques de post-rock des années 2010, selon moi. Leur style tout à fait singulier m’avait touché droit au cœur, certes il s’agissait de post-rock plutôt classique mais le chant de Tim Day y apportait une fraicheur et un relief que je n’oublierai jamais. Surtout sur le morceau « Sarah » qui m’avait vraiment filé des frissons tant par sa beauté mélancolique que par sa maîtrise. Puis le groupe sortait Distances, 2 ans plus tard, un album tout aussi riche et complexe (« Voyagers », quel morceau bon sang!) , en associant de nouveau la voix de Tim, toujours aussi bouleversante.

Et voici à présent Terra, le troisième album qui arrive au bon timing puisque le groupe australien devait se produire au Dunk!Festival en mai 2020. Il n’en sera rien mais nous espérons qu’ils seront présents l’année prochaine, au même événement, pour nous faire vivre un concert inoubliable. Côté musique, Terra est plus « discret » que ses prédécesseurs mais brille à bien d’autres égards. Passé le premier morceau très immersif et introspectif, on retrouve le post-rock mélancolique du groupe avec ce son qui n’appartient qu’à eux.

On se laisse rapidement emporter par leur style qui montre une nouvelle fois que la patience est une valeur essentielle en musique, particulièrement en post-rock. « Sleep » est un bel exemple à ce sujet puisqu’il s’agit d’une boucle répétitive agrémentée de petits éléments sonores qui aura pour effet de vous apaiser progressivement. L’auditeur se laisse donc envoûter avec une facilité déconcertante.

Malheureusement, j’ai ma petite déception, qui n’en est vraiment pas une : le chanteur est moins présent que sur les compositions précédentes. Il accompagne bien le groupe lors de belles envolées, grâce à de jolis chœurs bien placés mais je regrette en effet la présence de très peu de textes qui forgeaient un peu plus l’identité musicale du collectif australien, qui semble soudé comme jamais, soit dit en passant.

Mais, comme je le disais, ce n’est pas une vraie critique puisque l’on retrouve le groupe dans ce qu’il est capable de faire de meilleur : de la musique mélancolique où l’on prend le temps de s’arrêter sur les détails qui font de cet album un très chouette disque de post-rock à ajouter au plus vite dans votre discothèque personnelle. Mention spéciale à l’artiste qui a réalisé cette superbe pochette tout à fait en adéquation avec le style musical. Une vraie réussite!

  •  Guillaume

 

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