Post Rock, Post Metal Doom, Sludge, Trip Hop, Prog, Mathrock, Chaotic Hardcore. Des mots tout cela, des étiquettes. Laissez-vous guider par mes émotions. Orienter les vôtres et vous donner de quoi rêver. Planer ou encore vous déchaîner.

Viscéral, polarisant tout simplement.

En 2013, je découvris Erlen Meyer avec son album éponyme, après un EP sorti en 2006, apparemment introuvable à ce jour. Depuis, cet opus fait toujours partie de mes références musicales. Pourquoi me direz-vous ?

Le groupe a fait le pari assez osé de faire du sludge très gras avec un chant en français. Oscillant entre passages criards et clairs, où d’ailleurs on ressent une influence de Noir Désir dans ces derniers, les textes, comme les compositions, sont viscéraux, complexes et dérangeants. Et cela concerne tant le premier que le second. Le groupe a mis six ans à peaufiner Sang Et Or.

L’attente fut au-delà de mes espérances à sa sortie. On va encore plus loin dans la démence et la schizophrénie musicale qui se sont intensifiées. Les compos semblent paradoxalement mieux maitrisées par contre. Comme si le tueur en série avait appris à contrôler ses pulsions et contenir sa haine, pour mieux la relâcher le moment opportun.

Comme vous le savez à force de me lire, j’aime amener des références cinématographiques dans mes reviews. Il faut vraiment appréhender ce groupe comme un polar noir des années 50 où le meurtrier se terre dans les ruelles sombres et assassinent selon ses besoins. Oui, ses besoins.

  •  Tiph

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