Rédacteur en chef et Fondateur de NMH. Spécialisé dans le post-rock, l'ambient, le post-metal, le psychédélique et la musique progressive en général.

Comment est-ce possible?… Comment est-ce possible de faire de la musique aussi bien produite et de n’avoir que 65 likes sur sa page Facebook alors qu’il faudrait au moins ajouter deux zéros à ce chiffre? Rien que pour cette raison, je devais écrire quelques lignes à propos de Carved Into the Sun, un one man band originaire de Californie. Eric Reifinger, c’est le nom du génie qui se cache derrière ce projet, propose un post-rock incroyablement bien foutu à de nombreux égards.

Tout d’abord, la qualité de la production. Cet album qui porte le nom du projet est tellement bien mixé qu’il est difficile de croire qu’il s’agit du premier disque de l’artiste. Je remercie d’ailleurs Wherepostrockdwells pour la découverte, car c’est au détour de cette chaîne YouTube (lien ci-dessous) que je me suis retrouvé, hier, à écouter la première diffusée en soirée. Et dès les premières notes, bingo. Quand je vous dis que la production est sans faille, pouvez-vous seulement croire que la batterie est artificielle? Dites-moi le contraire et je ne vous croirai pas. Non mais sans rire, écoutez cette subtilité dans le jeu de batterie et la qualité du son. C’est assez bluffant de se dire qu’il n’y a pas de batteur, mais un ordinateur derrière tout ça!

En revanche, l’ordinateur ne fait pas tout, le talent de composition n’est pas en reste sur Carved Into the Sun. Vous avez beau maîtriser tous les aspects techniques et informatiques de votre musique, si vous n’êtes pas capable de saisir un certain sens mélodique, vous n’en ressortirez pas grand chose. Vous vous doutez bien que si je vous parle de Carved Into the Sun aujourd’hui, c’est que le résultat est bien plus que satisfaisant. Non seulement le son est dingue, mais les mélodies qui s’enchaînent sont tout aussi convaincantes. Que ce soit dans les instants où les arpèges crystallisent le moment ou dans les passages plus musclés, le musicien est capable de se montrer infaillible, « A Taste for Mindless Violence » est un bon exemple du deuxième cas. 

Bravo, Eric, pour ce premier album réussi avec brio. Le disque est d’une profondeur et d’une justesse rare pour un premier effort et il s’agit de saluer cette réalisation. C’est amplement mérité et j’attends avec impatience de voir comment ta carrière se profilera dans le temps. Longue vie à toi.

  •  Guillaume

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