Post Rock, Post Metal Doom, Sludge, Trip Hop, Prog, Mathrock, Chaotic Hardcore. Des mots tout cela, des étiquettes. Laissez-vous guider par mes émotions. Orienter les vôtres et vous donner de quoi rêver. Planer ou encore vous déchaîner.

Parfois, la vie est ainsi faite. Le destin vous amène dans des endroits que vous pensiez connaitre mais en réalité, vous n’en connaissez pas la réelle profondeur.

C’est ce que je suis actuellement en train de vivre avec mon expérience nouvelle chez NMH. Je suis amateur de Post dans sa globalité mais la richesse de l’univers est tellement immense que je suis passé à coté de Coldbones, actif pourtant depuis 6 ans maintenant. Et c’est tant mieux. Car je peux vous proposer la chronique avec le regard d’un inconnu. Un inconnu tombé sous le charme.

Je me suis d’abord imprégné de l’album précédant, Where It All Began, pour voir où je mettais les pieds. The Cataclysm reprend là où Coldbones s’est arrêté en 2018 en proposant un post rock instrumental énergique, contrôlé, très nuancé dans ses compositions. Compositions qui n’excèdent pas les 6 minutes, c’est cohérent avec l’énergie déployée dans les morceaux pour aller à l’essentiel.

La première partie de l’album est donc très soutenue (« Collapse », « Tide », « Cleanse ») avant un interlude pour assouplir. On ne s’est pas rendu compte du temps passé tant les transitions sont naturelles. « The Burning Of The Earth » lance une seconde partie de l’album un peu plus atmosphérique, sans pour autant abandonner sa vivacité (« Ruin »). « Consume » continue dans la lancée athmosphérique, « Hinterlands » annonce doucement la fin et remonte la pression. C’est d’ailleurs ma piste favorite, on passe par toutes les émotions. « Extinct » conclut avec des accents un peu plus Post Metal peut-être en début de compos avec un extrait du discours « Darkness » par l’orateur Georges Gordon dit Lord Byron au XVIIIe siècle. Un discours faisant état d’un monde écroulé post apocalypse… dans les temps qui courent en plus ….

À la vue de cette super pochette en aquarelle, au choix des titres, à l’ambiance général du disque, on peut se poser la question : ce cataclysme n’aurait-il déjà pas eu lieu et sommes-nous dans un univers post-apocalyptique en reconstruction ? Ou bien ce cataclysme ne se produirait-il pas en plein album ? Et si le discours de fin nous donnait la réponse ? Ce qui serait une superbe métaphore avec ce disque à deux facettes. Et pourtant en restant dans une cohérence absolue. Dans tous les cas, Coldbones arrive à donner des couleurs là où tout semble détruit et abandonné dans son monde.

Troisième album déjà pour les Anglais, dont les visuels sont de plus en plus détaillés et magnifiques, The Cataclysm devait être présenté live au Dunk 2020. C’est bien dommage de devoir envisagé d’attendre un an avant de les voir sur scène.

Je provoquerai un RDV en primeur si possible ailleurs.

  •  Tiph

The Cataclysm sera disponible le 17 avril (demain!) et est disponible en précommande (format vinyle) à cette adresse, chez Dunk!Records (cliquez ici).

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