Rédacteur en chef et Fondateur de NMH. Spécialisé dans le post-rock, l'ambient, le post-metal, le psychédélique et la musique progressive en général.

Vous savez combien on aime vous faire voyager dans de nouvelles contrées. Je suis activement et en permanence à la recherche de ces disques que peu de gens regardent dans les bacs. Ces disques dont le nom est tellement inconnu qu’il est parfois difficile de trouver des informations sur les artistes. C’est le cas de Willits + Sakamoto (de leurs noms complets Christopher Willits et Ryuichi Sakamoto) qui est pourtant à leur deuxième collaboration, mais restent très discrets. Le compositeur japonais n’en est d’ailleurs pas à son coup d’essai puisqu’il est l’auteur de la bande originale du film « The Revenant » et a également sorti un disque cette année, Async, que nous vous présenterons prochainement sur NMH.

Lorsqu’on entend parler des États-Unis et du Japon, on pense plus à Pearl Harbor qu’à une collaboration musicale. Détrompez-vous, ils risquent bien de vous surprendre. Voici de la musique de la trempe d’un Brian Eno, avec, vous l’aurez compris, de l’ambient. Le disque est tantôt angoissant, tantôt mélancolique, il est parfait lorsque vous êtes enclin à vivre une soirée calme, seul ou à deux, chez vous, avec un bon vin (c’est juste une proposition hein…)

Ryuichi Sakamoto et Christopher Willits

La première partie du disque (« Reticent Reminiscence », « Abandoned Silence » et « I Don’t Want to Understand ») est un mélange d’ambiances aériennes avec quelques notes de piano qui viennent égayer les mélodies. Ces trois premiers morceaux sont, comme je le mentionnais ci-dessus, assez angoissants et ont tendance à crisper votre corps et votre esprit si vos émotions sont facilement altérées par la musique. À partir du moment où un disque vous fait cet effet, on peut raisonnablement considérer qu’il est déjà d’excellente facture.

La deuxième partie est plus mélancolique qu’effrayante. « Lévitation » a l’étoffe d’une ambiance de musique de film et « Releasing » fait appel aux guitares et aux sons mixés à l’envers. En ce qui concerne « Completion », c’est véritablement le titre qui vient compléter de manière parfaite le disque : une ambiance synonyme d’un au revoir, comme si la fin était inévitable et tragique.

Le seul point négatif que je pourrais mentionner est sur la durée de l’album : une courte demi-heure qui passe beaucoup trop vite malheureusement. Si vous aimez l’ambient mélancolique, cet album est fait pour vous. À écouter et réécouter sans modération.

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