Rédacteur en chef et Fondateur de NMH. Spécialisé dans le post-rock, l'ambient, le post-metal, le psychédélique et la musique progressive en général.

Rêve d’un monde en apnée est un petit OVNI français que personne (ou presque) n’attendait. Le groupe est originaire de Montargis dans la région centre-val-de-Loire, pas loin d’Orléans. L’album dont ma chronique fait l’objet est leur premier opus (disponible numériquement ou en CD) et représente pour moi un genre que l’on voit beaucoup émerger dans l’univers du post-rock actuellement : les influences du rock progressif marquées (quand je dis progressif, je pense ici à Yes, King Crimson, Pink Floyd ou encore Camel).

L’album est assez structuré dans le sens où c’est généralement un long morceau suivi d’un interlude. Le sujet de l’album est intéressant, mais pas inédit et je cite Eric Barbieri, guitariste et choriste : « L’idée était de faire un concept album sur la nature humaine, sa capacité à faire le meilleur comme le pire. On suit le rêve d’un homme qui a du mal à s’endormir (lexomil). Il voit dans ses rêves principalement la partie sombre de l’humanité, les cycles de construction et destructions au fil du temps. La fin de l’album se termine sur une note positive puisqu’il se réveille auprès de la femme qu’il aime. Elle lui fait garder espoir en la nature humaine. »

La pochette du disque

Pour ce qui est de la musique, la voix peut peut-être rebuter. Stephane Mougin, le vocaliste, n’est pas un « très grand chanteur » et n’a pas une voix puissante. Cependant, elle a une fragilité qui s’accorde très bien avec le thème de l’album et le fait que cet homme doute en l’humanité. Elle provoque une émotion que j’avais rarement ressentie avec du chant en français. Tout ça sans jamais être dépressif ou larmoyant (dans le sens niaiserie). Sur « Rêve d’un monde en apnée (part1) », l’émotion de la voix est très prenante et le solo de guitare final du morceau accentue l’effet.

Comme je le disais plus haut, les morceaux longs sont suivis de plus courts qui prennent la forme d’interlude et faire un album aussi long (74 minutes environ) est un pari risqué, mais très réussi. On retrouve forcément, dans les morceaux plus longs, beaucoup plus d’influence de prog que dans les morceaux plus courts. Le deuxième titre, « Envol sur l’écume », est plus post-rock dans sa forme la plus simple et côté plus contemplatif est appréciable. « Orage Mécanique » est un bel exemple de la façon dont les membres du groupe gèrent très bien leurs parties prog avec leur post-rock. Il s’agit d’un voyage dans un orage de guitares très rythmées et distendues avant de passer dans l’œil du cyclone traduit par un post-rock de nouveau plus courant.

Le packaging artisanal très chouette

L’album n’est pas compliqué à écouter, loin de là, mais c’est aussi là sa force. Les membres ont réussi à créer une ambiance à priori complexe à écouter, mais jamais on ne ressent le besoin de se forcer à écouter. Le son du groupe est déjà bien marqué, ils ont une véritable signature sonore dans leur album, ce qui est très rare pour un premier album.

Coda est un groupe très prometteur et s’il pouvait y avoir plus de groupes mêlant le prog au post-rock, ça serait fantastique, car ces deux univers sont complémentaires comme on a pu l’entendre dans ce disque.

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