Rédacteur en chef et Fondateur de NMH. Spécialisé dans le post-rock, l'ambient, le post-metal, le psychédélique et la musique progressive en général.

Répondre à une chronique est un exercice intéressant, encore plus lorsqu’il s’agit d’écrire sur deux albums différents et de se pencher sur l’un des deux plutôt que l’autre, tout en l’ayant écouté… Vous me suivez? Si pas, ne vous inquiétez pas, on se soigne de temps en temps. Par contre si vous voulez vous aussi guérir de votre folie, passez votre chemin parce que Seminar VIII risquerait bien de vous faire replonger de plus belle…

Quelle mouche a bien pu piquer le collectif Old Man Gloom, que l’on croyait voir s’arrêter avec le malheureux décès de Caleb Scofield ? Il n’en est rien, pour le plus grand bonheur des fans, et probablement de Caleb qui n’aurait pas souhaiter voir son groupe s’éteindre avec lui. Ce Seminar VIII n’est pas larmoyant pour autant. Bien au contraire, on reste dans la folie schizophrénique de l’opus précédent, chroniqué par Tiph donc (cliquez ici), Seminar IX : Darkness of Being. Une folie un peu plus introspective cependant. Une folie emprisonnée dans une camisole de force.

D’ailleurs, à mesure que les mots se posent sur l’écran, je suis persuadé que le groupe a sorti Seminar IX avant le VIII mais que la partie IX est bien la suite de la VIII. En effet, Seminar VIII: Light Of Meaning me semble être la longue introduction de Seminar IX : Darkness of Being. Une introduction qui prépare vos tympans à une explosion de violence que Tiph vous a parfaitement résumé dans son texte. Car finalement, dans cette partie VIII, celle dont je suis en train de vous dresser le portrait (si vous me suivez toujours), le groupe s’amuse à vous faire découvrir une facette beaucoup plus dark ambient et noise que sur IX, comme s’il vous prévenait de ne pas vous aventurer plus loin, au risque de vous faire exploser la cervelle.

Paradoxalement, j’ai quand même envie de m’aventurer et d’écouter tout. Le début du disque est plus punk / sludge, avec un growl bien grave qui donne le ton. Alors que la seconde partie part dans de l’experimental, plus noise et plus ambient comme je le disais, notamment avec les superbes « Final Defeat » et « Calling You Home ». Ce dernier donne le tournis par son solo de guitare semi-déjanté qui se mue petit à petit en post-métal assez gentillet qui nous ferait presque oublier qu’il s’agit d’Old Man Gloom qu’on écoute. Puis la fin nous ramène à la réalité avec un son plus lourd, percutant, préparant ainsi au plus punk et désorienté « By Love All Is Healed ».

Donc, j’ai survécu. Et à mon humble avis, si vous voulez vous aussi survivre à cette thérapie de la violence, je vous invite à écouter Seminar VIII avant Seminar IX, mêmes s’ils sont sortis dans l’autre sens. Donc lorsque Tiph pense qu’il ne s’agit pas d’un double album, je n’en suis pas forcément convaincu. Je les vois comme un Ying et un Yang déchirés par du growl… Comme une face sombre et une face… moins sombre. Ben ouais on ne va quand même pas dire que Seminar VIII est lumineux, n’abusons pas.

En tout cas, Old Man Gloom prouve une nouvelle fois qu’ils sont un groupe qui maitrîse son sujet et ne s’arrêtera pas là où la mort pose ses pièges.

  •  Guillaume

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