Rédacteur en chef et Fondateur de NMH. Spécialisé dans le post-rock, l'ambient, le post-metal, le psychédélique et la musique progressive en général.

Lorsqu’il s’agit de musique méditative, qu’elle vienne de l’univers oppressant du métal ou contemplatif de l’ambient, je suis souvent très enthousiaste. Alors, imaginez mon plaisir lorsqu’un joli vinyle accompagne une musique qui me fait vibrer (au sens propre et figuré… le drone quoi…). Chronique d’une superbe édition épurée d’un album peu médiatisé qui mérite toute votre attention.

La musique

Derrière ses faux airs de musique répétitive [ B O L T ], le groupe allemand de musique drone, sait manier les émotions musicales mieux que quiconque grâce aux paysages sonores sombres du métal ambiant. Et ce ( 0 4 ) se différencie des précédents opus par la présence intéressante d’un batteur. Le groupe élargit son spectre sonore tout en gardant sa signature mélodique qui colle à l’identité des musiciens.

Le trio nous emmène donc pour un voyage sombre sur des rivières sonores lugubres, rythmé de manière répétitive et cathartique. Que vous vous sentiez dépressif ou en joie, ce disque vous apportera une certaine chaleur, qu’elle soit pleine d’espoir ou d’angoisse. Beaucoup d’éléments, malgré le côté minimaliste de l’oeuvre, sont à apprécier ici. C’est cette double identité musicale sur ( 0 4 ) que je trouve représentée à la perfection sur la pochette dépeignant une scène de plage californienne où l’ombre côtoie la lumière.

L’objet

À musique minimaliste, objet minimaliste. Commençons par le négatif qui réside uniquement dans le fait que la pochette intérieure est en papier et qu’elle risque d’abimer, à long terme, le vinyle. Les microgriffes sont un fléau que le collectionneur fuit comme la peste donc si vous voulez éviter ce problème, mon conseil sera de vous procurer des sous-pochettes doublées antistatiques pour remplacer ces vilaines choses faites de papier. Le bruit qu’elles font lorsque vous sortez le vinyle est d’une douleur sans précédent pour l’amoureux de musique sur ce beau support (délire un peu maniaque, mais bon…).

Pour le reste, c’est un sans faute comme à l’accoutumée avec le label Dunk!Records. Malgré la présence d’un seul vinyle, le choix d’une pochette gatefold est intelligent, car il donne une présence accrue à l’identité visuelle assumée du trio allemand. Le choix de couleur du vinyle est en adéquation avec la pochette, ce sont des détails, mais ils changent tout. Ne dit-on pas « The devil is in the detail. »?

La photo choisie est judicieuse. Elle correspond à cette volonté de faire cohabiter les ténèbres avec la lumière au sein des mélodies. J’apprécie également le logo situé au milieu en relief verni, les pochettes et la qualité de celles-ci sont toujours au top chez Dunk!Records. Le perfectionnisme paie!

Pour ce qui est de la qualité sonore, que demande le peuple? La musique drone ne peut pas se permettre une production médiocre ou un vinyle pressé à la six-quatre-deux. La caractéristique minimaliste de ce genre si particulier fait qu’il est inconcevable d’entendre des « clics » et autres « pops » à l’écoute du disque. Ces parasites sonores risqueraient de gâcher le plaisir méditatif de l’ambiance ténébreuse des trois compositions présentes sur ce ( 0 4 ). Heureusement, il n’en est rien et la qualité est également au rendez-vous pour le vinyle.

Un album à se procurer au plus vite si vous êtes adeptes des expériences musicales inédites. Inutile de dire que les amoureux de beaux objets chériront celui-ci autant que les autres productions du label belge Dunk!Records… Bon en fait je l’ai dit… Allez ne boudez pas votre plaisir et procurez-vous la bête en CLIQUANT ICI.

  • Guillaume

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